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Humanitarian and genocide - Humanitaire et génocide

Version française ci-dessous


Rwanda.


A small country that has left marks on many aid workers.


Many of them have been suffering from post-traumatic stress disorder (PTSD) since their mission during the massacres of the Tutsi population, where the number of deaths was between 800'000 and 1'000'000 between April and July 1994.


The "financier" of this genocide - Félicien Kabuga - has just been arrested in Paris, more than 25 years after the events. He is now 84 years old.

Many humanitarian organizations were present in Rwanda at that time, including Doctors Without Borders (MSF), which worked closely with the International Committee of the Red Cross (ICRC) in an ICRC hospital in Kigali at the beginning of the genocide.


How many of these humanitarian workers, direct witnesses of human barbarity, came back annihilated, with their "ghosts"?

How many of these witnesses died among the Rwandan population, leaving behind devastated families?

How did Rwandan humanitarian workers go through and live today this burden of genocide?

How can they simply relearn how to live when faced with the unspeakable?

CoCreate Humanity is sensitive to this arrest, which brings us back to one of the most painful tragedies in human history.


Among hundreds of testimonies, here is one, humble and poignant, from Philippe Gaillard, head of the ICRC delegation in Kigali in 1994, who was particularly in the media at the time: The harvest : the ghosts of Rwanda (ICRC documentary).

"At this stage, what we have been able to do is a drop of humanity in a sea of blood," Philippe Gaillard.
"We listened to him for several hours and we came out really shaken by what he'd been through. He was still there. We felt that he was extraordinarily marked. Even today, 20 years later, you can still feel that the wounds are not completely healed" Edmond Corthésy talking about his friend Philippe Gaillard.

And this interesting investigative article from The Conversation UK: Living through the horrors of genocide: humanitarian workers in Rwanda.


More than ever, CoCreate Humanity claims its legitimacy to be present for these humanitarian workers who must benefit from a real preventive care, upon their return from their mission, or a care on the spot for the "local" employees, through adequate infrastructures and staff.


The support of a community of peers is vital in the very particular sector of humanitarian aid, especially nowadays, as the world needs humanitarian workers more than ever.


Care for the carers. Helping the helpers.

Establishing a "culture of care" within all organizations is a real priority.



Humanitaire et génocide


Le Rwanda.

Un petit pays qui aura bien marqué des travailleurs humanitaires.

Beaucoup d’entre eux souffrent de trouble de stress post-traumatique (TSPT) depuis leur mission durant la période des massacres de la population Tutsi où le nombre de morts se chiffre entre 800 000 à 1 000 000 entre les mois d’avril et juillet 1994.

Le « financier » de ce génocide - Félicien Kabuga – vient d’être arrêté à Paris, plus de 25 ans après les faits. Il a aujourd’hui 84 ans.


Bien des organisations humanitaires étaient présentes à ce moment là au Rwanda, dont Médecins Sans Frontières (MSF) qui travaillait en étroite corrélation avec le Comité international de la Croix Rouge (CICR), dans un hôpital du CICR à Kigali lors des débuts du génocide.

Combien de ces travailleurs humanitaires, témoins directs de la barbarie humaine, sont revenus anéantis, avec leurs « fantômes » ?

Combien de ces témoins sont-ils morts auprès de la population rwandaise en laissant derrière eux des familles dévastées ?

Comment les travailleurs humanitaires rwandais ont traversé et vivent aujourd’hui ce fardeau du génocide ?

Comment tout simplement réapprendre à vivre lorsqu’on a fait face à l’indicible ?

CoCreate Humanity est sensible à cette arrestation qui ramène à l’une des plus douloureuses tragédies de l’histoire humaine.

Parmi des centaines de témoignages, en voici deux humbles et poignants, de deux travailleurs humanitaires déployés au Rwanda au début du génocide en 1994.

Celui de Philippe Gaillard, Chef de la Délégation du CICR à Kigali en 1994, particulièrement médiatisé à l’époque malgré lui : La Vendange - Les fantômes du Rwanda.

« A ce stade, ce qu’on a pu faire, c’est une goutte d’humanité dans une mer de sang », Philippe Gaillard. « On l’a écouté plusieurs heures et on est ressortis vraiment secoués par ce qu’il avait vécu. Il était encore là-bas. On sentait qu’il était extraordinairement marqué. Aujourd’hui encore, 20 ans après, on sent que les blessures ne sont pas complètement cicatrisées », Edmond Corthésy parlant de son ami Philippe Gaillard.

Et celui de Xavier Lassalle qui était alors infirmier anesthésiste en mission pour Médecins Sans Frontières : « 20 ans du génocide au Rwanda : je n'ai réalisé que 48 heures après mon retour en France ».

Plus que jamais, CoCreate Humanity revendique sa légitimité d’être présente pour ces travailleurs humanitaires qui doivent bénéficier d’une réelle prise en charge, préventive, à leur retour de mission, ou d’une prise en charge sur place pour les employés « locaux », par des infrastructures, des moyens et du personnel adéquats.

Le soutien d’une communauté de pairs est vital dans le secteur très particulier de l’humanitaire, d’autant plus au regard de la situation actuelle, car le monde a plus que jamais besoin de travailleurs humanitaires.

Prendre soin des soignants. Aider les aidants. Instaurer une « culture de l'entraide » au sein de toutes les organisations relève d’une réelle priorité.

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